16/03/2018

ANALYSE INDUSTRIELLE : Environnement SA lance la marque internationale envea

” Suite aux différentes acquisitions, dont la dernière en date concernant Mercury Instruments, le groupe français veut unifier l’image d’une offre désormais globale en ambiant et à l’émission. Depuis plus de trois ans, le groupe français Environnement SA a enchaîné […]


Suite aux différentes acquisitions, dont la dernière en date concernant Mercury Instruments, le groupe français veut unifier l’image d’une offre désormais globale en ambiant et à l’émission.envea_environnement-sa-Mesures_Lardiere

Depuis plus de trois ans, le groupe français Environnement SA a enchaîné les acquisitions. C’est ainsi que le britannique PCME, spécialisé dans la mesure en continu des particules et des débits dans les cheminées,a rejoint le groupe français en juillet 2014. Ce fut le tour du britannique TDL Sensors, qui développe des analyseurs de gaz basés sur des lasers à haute résolution pour des molécules et des applications complexes, et de l’allemand SWR engineering, fabricant de systèmes de mesure du débit de solides dans les procédés, d’être rachetés respectivement en septembre et en octobre 2016. Sans oublier l’acquisition de l’allemand Mercury Instruments, toujours pour un montant non dévoilé, en janvier 2018. « Au départ,l’activité d’Environnement SA était centrée sur les mesures dans l’air ambiant, un secteur très réglementé et caractérisé par des faibles teneurs. Mais assez rapidement, nous avons été consultés par des responsables d’incinérateurs, de centrales thermiques et d’autres industries (chimie,cimenterie,etc.) pour des mesures à la source, au niveau des cheminées», rappelle Serge Aflalo, directeur commercial et marketing d’Environnement SA.

 

Pendant des années, la société était alors positionnée sur les deux activités réglementées, avec une offre complète de solutions de mesures de gaz et de particules à l’ambiant et à la source –les mesures dans les cheminées atteignent des concentrations 100 à 500 fois plus importantes qu’en ambiant. Une offre complétée avec le mercure «Depuis 2006 et l’entrée en Bourse de la société, nous avons mis en place un programme pour accélérer nos croissances organique et externe.

 

Si l’offre de SWR engineering répond aux demandes d’optimisation des procédés (pour réduire la quantité de catalyseur, par exemple) de la part des industriels, les rachats de PCME et de TDL Sensors nous ont permis de consolider notre offre en qualité de l’air et à l’émission, mais il nous manquait encore une seule molécule pour couvrir tous les besoins réglementaires des industriels, à savoir le mercure. D’où le rachat de Mercury Instruments», explique Serge Aflalo. Créé en 1997 par le Dr. Alfred Sauerer et la Dr. Brigitte Inderst, qui resteront les dirigeants, et basé à Karlsfeld (situé à 25 km de Munich), Mercury Instruments, qui emploie 14 personnes pour un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros, est reconnu mondialement dans la mesure du mercure, pour les applications de laboratoires, de sécurité sanitaire, de process industriel et de surveillance de l’environnement.

Ce n’est pas tout à fait juste de dire que le mercure était absent du catalogue d’Environnement SA. «La technologie de spectrométrie d’absorption atomique UV de Mercury Instruments, qui couvre les concentrations de 0,05 à 500μg/m3, voire 1000, avec une limite de détection de 0,0001μg/m3, vient compléter notre système d’échantillonnage permanent du mercure à l’émission Amesa-M. Les deux méthodes sont complémentaires, les mesures sur filtre permettant d’extraire bien plus d’informations que les mesures automatiques», indique Serge Aflalo.

 

Le groupe français s’est toutefois rendu compte que, si son offre est désormais globale,l’image de cette offre n’était plus unifiée en tant que marque. «Il manquait de la cohérence, à défaut d’avoir réussi à créer de la synergie entre toutes les entreprises. D’où l’idée de fédérer, d’unifier les différentes marques en une seule. Lancée à l’été 2017, la réflexion a abouti à la marque commerciale internationale “envea” »,  explique Serge Aflalo.

Pour créer le moins de confusion possible auprès de ses clients, la société va opérer en deux phases : la première consistera à adosser le nom d’origine –on retrouve aussi Environnement S.A, Cairpol Microsensors et iséo Environnement – à la marque chapeau, le temps que tout le monde s’habitue, la seconde phase se traduira probablement par la création d’une entité juridique, dont les contours restent à définir. «Le lancement d’une identité claire et visible au niveau international avec le déploiement de la nouvelle marque est une étape significative dans l’histoire du groupe qui fêtera ses 40 ans cette année », conclut François Gourdon, président d’Environnement S.A.”

Cédric Lardière – Rédacteur en chef adjoint de la revue Mesures
Source de l’article : revue Mesures, page 18, du No 902 du février 2018. Copie integrale.